La dopamine dans le sport

Publié par Jérémy le

dopamine dans le sport

Nous avons tous déjà entendu parler de la dopamine, l’hormone du bonheur. Dans cette série d’articles consacrée aux hormones et après avoir parlé des endorphines, voici quelques informations importantes sur la dopamine dans le sport.

Voyons rapidement ce dont il s’agit et ces effets sur notre corps et, tu le verras, sur notre motivation. Je me rends compte qu’on devrait d’ailleurs l’appeler l’hormone de la motivation plutôt que du bonheur. Finalement, j’aborderai un point essentiel pour les sportifs (et tous les autres à moindre échelle), peut-on optimiser son taux de dopamine ?

Qu’est-ce que la dopamine ?

Pas de surprises, la dopamine est une hormone. Elle est donc sécrétée par des glandes ou organes endocriniens. Dans le cas de la dopamine, ce sont les synapses qui s’en chargent. Pour rappel, les synapses sont les connexions entre les neurones. Des sortes de filaments neurales qui créent un réseau d’interconnexion entre les neurones pour permettre les échanges de données.

La constitution de la dopamine varie légèrement en fonction du neurone impliqué dans sa fabrication. Elle active certains récepteurs dans le cerveau et a donc un impact direct sur notre système nerveux et notre activité cérébrale.

Les effets de la dopamine

Elle est surtout connue pour son implication dans tous les types d’addiction. Comme il s’agit d’une hormone sécrétée lorsqu’un sentiment positif est éprouvé, elle amène à vouloir reproduire ce sentiment. C’est en partie ce qui crée les dépendances aux jeux, au sport ou au sexe.

Mais il ne faut pas s’en faire une mauvaise image. Au contraire, ce dont je viens de parler ne concerne que « peu » de cas par rapport au fait que nous sécrétons tous de la dopamine sans pour autant avoir de mécanisme d’addiction.

dopamine sport concentration

La dopamine intervient dans l’attention et la concentration dont nous pouvons faire preuve face à une tâche ou un sujet. Elle entre en compte dans le fonctionnement du cœur ou des reins. Pour le cœur par exemple, elle va permettre d’agir sur la contraction de celui-ci et la pression sanguine.

Entre autres, elle entre en action dans les mécanismes liés à la mémoire, le sommeil ou encore l’apprentissage.

Voici un article rédigé par le docteur Ananya Mandal si tu veux en apprendre plus sur la dopamine. https://www.news-medical.net/health/Dopamine-Therapeutic-Use-(French).aspx

Est-on tous égaux face à la dopamine ?

Non. Comme beaucoup de choses, on nous vend l’être humain comme étant un vaste champ de personnes copiées et au fonctionnement identique, sauf que c’est faux. Par exemple, pour la dopamine, elle agit de concert avec des récepteurs. Il s’agit des récepteurs des cannabinoïdes CB1.

Même si le nom ne t’apprendra pas grand-chose, la chose à retenir, c’est que nous ne possédons pas tous le même nombre de récepteurs des cannabinoïdes CB1. Cette différence a pour effet que nous sommes plus ou moins sensible aux effets de cette hormone.

L’impact de cette différence de sensibilité à la dopamine dans le sport

La dopamine dans le sport va t’aider à produire ton effort par un système de récompense. Lorsque tu atteins ton objectif, tu seras satisfait, mais j’y reviens dans la partie suivante.

Le manque de sensibilité à la dopamine va faire que tu n’éprouveras pas autant de plaisir à réussir une certaine performance. Dans un cadre plus global, l’entrainement aide à la production de dopamine. Elle provoque le bien être, sauf si tu n’y es pas sensible. Au final, le manque de sensibilité à la dopamine amènera à une forme de paresse et une manque d’envie de pratiquer du sport.

Attention à vous au fond de la salle là-bas, ne commencez pas à utiliser ça comme une excuse au même titre que la génétique (excuse trop souvent utilisée pour masquer un manque d’engagement ou de technique). Un manque de sensibilité à la dopamine ne conduit pas à squatter Netflix et le canapé. Le coup de pied au cul doit simplement être plus grand.

L’intérêt de la dopamine dans le sport

Le sport possède de nombreuses vertus. Il peut aider à réduire les douleurs, comme j’en parle pour les douleurs au dos, mais aussi avoir un impact sur ton métabolisme.

D’une part, cela te permet de réduire ta masse grasse, surtout avec la pratique du HIIT. Dans un deuxième temps, le sport agit sur la production de plusieurs hormones, comme les endorphines ou la dopamine.

Dans le sport, la dopamine apporte du tonus. C’est-à-dire que tu auras cette sensation de déborder d’énergie. Bien entendu, cela n’est pas instantané, mais après une bonne séance de sport, une fois que tu auras récupéré, tu verras ton niveau d’énergie plus haut qu’avant.

Il est évident que rien n’est mesurable ici, il s’agit d’un sentiment profond. Le sport te fait entrer dans un cercle vertueux qui rend les pratiquants plus heureux et plus énergiques.

D’ailleurs, la dopamine agit aussi lors d’autres activités, comme les relations sexuelles ou les activités intenses, ou encore faire la fête et boire de l’alcool. Ceci dit, on conseillera tout de même de s’en tenir aux séries de pompes et d’éviter le whisky. Je rappelle qu’il y a d’autres effets…

dopamine zen bien etre sport

Peut-on optimiser sa dopamine ?

Oui et non. Déjà, on ne peut pas augmenter volontairement son taux de dopamine dans le sang. En revanche, la pratique de certains sports favorise la sécrétion de dopamine. Il faut que l’activité ait des pics d’intensité forts. Encore une fois, le HIIT sera une bonne méthode, mais il existe aussi d’autres sports pour augmenter sa dopamine :

  • Musculation
  • Course, surtout les sprints
  • Natation
  • Fitness
  • Danses sportives, types Zumba, breakdance

Les autres sports ont un impact moindre sur la dopamine.

Pour profiter des effets de la dopamine dans le sport, mieux vaut opter pour une pratique intensive d’une trentaine de minutes. Cela t’évitera de t’épuiser (si 30 minutes te paraissent trop simples, tu devrais revoir ton intensité) et te permettra de recommencer sans risque le surentrainement et les blessures.

Le stress réduit l’apport en dopamine

Pour finir, le stress est ton ennemi. L’anxiété, la panique et tous ses sentiments sont mauvais pour ton organisme. Ils ont une foule d’effets désastreux et le sport est l’une des façons de le combattre. C’est aussi une méthode qui vise à éviter la prise de médicaments et autres pratiques médicales pas toujours bénéfiques pour l’ensemble du corps.

Pratiquer un sport reste la meilleure façon de bien vivre. Oublie la compétition, les challenges de warrior ou autres choses dans le genre. Il n’est pas question ici de performance, mais de bien être. Parmi toutes les activités possibles, tu en trouveras forcément une qui te convient.

Pour ma part, j’ai fait du tennis, du football, de la course à pied et de l’Aïkido avant de trouver la musculation. Tu provoques toi-même ton bonheur, alors à toi de jouer.

Catégories : Développement personnel

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